Convertir la poule en vache

David et sa famille

KAWE DAVID est né en 1980 d’une famille nombreuse de 8 enfants. Ses parents les ont élevés grâce à l’agriculture et l’élevage qu’ils ont toujours pratiqués. David, après sa formation à l’EFA, décide de se consacrer à la décoration des calebasses et surtout à l’élevage pour lever le défi que son formateur lui a lancé  lors de son inscription à savoir convertir une poule en vache. Arrivera-t-il à gagner le pari ? Voici son histoire

« J’ai connu l’EFA par le canal d’un formateur. Je m’y suis inscrit parce que je voulais apprendre et me cultiver. Avant l’EFA, je n’avais que des prés requis en lecture et calcul, je n’allais presque pas à l’école et  j’assistais mes parents dans les champs ou gardais les chèvres dans les pâturages. Je n’avais jamais conduit mon propre champ, ni mon propre élevage.

David et ses petis ruminants

Ce qui m’a incité à m’inscrire  à l’EFA, c’est des conditions que posait le formateur. Pour s’inscrire, disait-il, on devait en plus des frais exigés, avoir une mère poule. Et les consignes du formateur étaient claires et pleines de défis. Il disait avec amour et plein de défis que ne peuvent s’inscrire à l’EFA que ceux qui, à la fin de la formation sont capables de convertir une poule en une vache. C’était à la fois amusant et excitant. Tout en pensant que c’était une blague, je pris cette déclaration pour défi. C’est ainsi que  j’ai entrepris d’élever ma poule, la toute première qui m’appartienne réellement. A chaque visite d’alternance et même pendant les visites d’étude, le formateur ne pouvait pas repartir sans lancer son slogan : n’oublie pas que ta poule doit se transformer en vache. Ces encouragements incessants m’ont amené à m’investir davantage dans les travaux.  Progressivement, je suis passé d’une poule,  pour  conduire une bande de plus de cent volailles (poules), que j’ai vendues entièrement sans perte. Après l’élevage de plusieurs bandes de poules, j’ai fais suffisamment d’économie  pour acheter les chèvres et les brebis et constituer ainsi mon troupeau des petits ruminants.

En même temps que je faisais l’élevage, je faisais aussi l’agriculture. Aujourd’hui j’exploite les trois hectares de terre que mon père m’a laissée

David dans son Champ de Sorgho

en héritage. Pour bien conduire mes travaux champêtres, il fallait que je me trouve au moins un taureau. C’est quand j’ai acheté mon premier taureau que j’ai compris comment on pouvait passer d’une poule à une vache. Je dispose actuellement de 2 taureaux de trait pour faire l’agriculture. Pendant mes heures de détente, je fais la décoration des calebasses.

Grâce à la formation à l’EFA,  j’ai entrepris mes propres activités agropastorales et je suis maintenant autonome. Je suis marié et père de deux enfants et je m’occupe de la grande famille après le décès de mon père en 2008. J’envisage agrandir  mon troupeau de petits ruminants qui compte déjà une vingtaine d’animaux. »

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